Mme Amina BOUKILI
Soutiendra vendredi 26 juin 2026 à 14 h 30
Salle des Actes n° 011 à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, Site Saint-Charles 1
une thèse de DOCTORAT
Discipline : Sciences de gestion
Titre de la thèse : Les mécanismes de l'apprentissage organisationnel face aux crises: une étude des transformations du travail moderne
Composition du jury :
- Mme Vanessa CASADELLA, Professeure, Université de Picardie Jules Verne
- M. Zeineddine KHELFAOUI, Maître de conférences habilité, Université de Montpellier Paul-Valéry, directeur de thèse
- Mme Natacha PIJOAN, Professeure, Université de Montpellier Paul-Valéry
- Mme Dounia RABHI, Professeure, Université d’El Jadida (Maroc)
- M. Sofiane TAHI, Professeur, Université de Picardie Jules Verne
Résumé de la thèse :
Cette thèse, intitulée « Les mécanismes d’apprentissage organisationnel : une approche par les transformations du travail moderne », explore la manière dont les organisations développent des capacités d’adaptation et de résilience face aux crises et aux mutations structurelles contemporaines. En s’appuyant sur une double démarche théorique et empirique, l’étude met en évidence le rôle central de l’apprentissage organisationnel dans la gestion des incertitudes et l’accompagnement des transformations du travail liées notamment à la digitalisation, au télétravail et aux reconfigurations managériales.
La première partie s’attache à définir les fondements conceptuels de l’apprentissage organisationnel à travers l’examen des principaux modèles (Senge, 1990 ; Nonaka & Takeuchi, 1995 ; Argyris & Schön, 1978) et de leurs implications en termes de performance, de prise de décision et de gestion des crises. L’analyse souligne que l’apprentissage organisationnel constitue un levier stratégique essentiel pour renforcer la compétitivité et l’innovation des entreprises dans un environnement instable.
La seconde partie repose sur une méthodologie mixte, combinant une enquête
quantitative et une étude de cas qualitative approfondie menée auprès de l’entreprise Scaleway.
Les résultats mettent en lumière plusieurs dynamiques complémentaires : la mobilisation des compétences et la flexibilité organisationnelle en période de crise, l’importance du leadership transformationnel et de la sécurité psychologique dans la construction d’une résilience collective, ainsi que les tensions et obstacles rencontrés dans les processus d’apprentissage.
L’étude souligne également l’impact des transformations du travail (télétravail, hybridation des formes d’organisation, accélération numérique) sur la redéfinition des pratiques d’apprentissage et de management.
En définitive, cette recherche démontre que les organisations capables d’intégrer l’apprentissage continu dans leurs pratiques quotidiennes parviennent non seulement à surmonter les crises, mais aussi à transformer ces situations en opportunités d’innovation et de
croissance durable. Elle propose ainsi une contribution théorique et empirique à la compréhension des mécanismes d’apprentissage organisationnel en contexte de mutations
systémiques.
____________________________
This dissertation, entitled “Organizational Learning Mechanisms: An Approach through the Transformations of Modern Work”, investigates how organizations build adaptive and resilient capacities in the face of crises and structural transformations. Based on both theoretical and empirical approaches, the study highlights the central role of organizational learning in managing uncertainty and supporting work transformations such as digitalization, remote work, and managerial reconfigurations.
The first part establishes the conceptual foundations of organizational learning through a review of major models (Senge, 1990; Nonaka & Takeuchi, 1995; Argyris & Schön, 1978) and their implications for performance, decision-making, and crisis management. It shows that organizational learning represents a strategic lever for competitiveness and innovation in
unstable environments.
The second part relies on a mixed-methods design, combining a quantitative survey (n= 80 respondents from various sectors) with an in-depth qualitative case study conducted at Scaleway. Findings reveal several complementary dynamics: the mobilization of skills and organizational flexibility during crises, the critical role of transformational leadership and psychological safety in fostering collective resilience, as well as the tensions and barriers that may hinder learning processes. The study also emphasizes the impact of work transformations (remote work, hybrid organizational forms, digital acceleration) on the redefinition of learning
and management practices.
Ultimately, this research demonstrates that organizations capable of embedding continuous learning into their daily practices not only overcome crises but also transform them into opportunities for innovation and sustainable growth. It therefore provides both theoretical and empirical contributions to the understanding of organizational learning mechanisms in times of systemic transformations.







